"La politesse n'est pas tout. Elle n'est presque rien. Mais l'homme aussi est presque un animal"
je suis pas sur de qui c'est mais là ils en parlent
Il se trouve qu'un dénommé "cher confrère" m'a proposé un énoncé (la citation plus haut pour ceux qui n'auraient pas compris) sur lequel baser une réflexion. Un (très) bref instant je me suis dis que je devrais crier au scandale: comment quelqu'un ose t'il me parler de politesse en me forcant la main pour me faire perdre quelques minutes de mon temps de révisions pour me consacrer à écrire quelque chose dont je n'aurais pas choisi la base? Puis je me suis dit que l'affront se devait de devenir un défi que je vais m'empresser de tenter de relever.
Le thème principal de l'énoncé est, vous l'aurez sans doute compris, la politesse. Mais qu'est ce que la politesse? Après quelques recherches (une pour être précis) je croise la définition de wikipedia qui me sied beaucoup, à savoir:
La politesse est un ensemble de comportements sociaux, visant à reconnaître l'existence d'autrui, son droit à être différent et à être traité en tant que personne ayant des sentiments.
Pour quelque chose qui est presque rien c'est déjà pas mal. Pourtant, autant cette définition donne à la politesse un statut plutôt élevé, autant elle restreint l'existence de la politesse à la présence d'autrui. Par conséquent la politesse n'existe pas en tant qu'idée qui est au plus point, car si c'était le cas, elle serait même si il n'y avait pas d'individus pour la mettre en pratique, d'ailleursm le fait qu'elle soit un ensemble de comportements montre bien qu'elle est plus une norme/un code qui régit les intéractions avec le reste de l'humanité*.
Cela exclut une approche essentiellement philosophique de l'énoncé, mais enjoint une approche plus centrée sur l'humain et son rapport à autrui (autrement dit une approche par la psychologie sociale mais je ne veux pas ressortir mon cours de sciences humaines et sociales pour être sur de ne pas débiter des aberrances d'où le non-emploi de ce terme).
Donc selon cette approche, faudrait-il se dire que la politesse est une façon de révéler l'empathie? En ce moment je regrette de m'être posé cette question, parce que je suis obligé de répondre par un "oui et non" ;
-oui parce que la politesse est une valeur qui ne nous est pas innée dans notre jeunesse parce que nous n'avons pas forcément conscience que le monde autour de nous existe pour d'autres raisons que nous permettre de vivre, par vivre entendre jouir de la vie et non survivre (si vous voulez que j'étale un peu plus ce sujet n'hésitez pas à vous manifester), et lorsque la politesse que nous inculque nos parents commence à avoir un sens allant au-delà du simple réflexe, qui engendre une réprimande lorsqu'il est oublié, on se dit qu'autrui fait quelque chose pour nous et qu'on se doit de lui faire comprendre qu'on a remarqué l'attention qu'il a pour nous (c'est empathique parce que nous aussi voulons que les autres nous rappellent que nous existons pour eux aussi).
-et non parce que la politesse n'est rien d'autre qu'un moyen de gérer les contacts avec autrui, et pourrait assez aisément ne pas exister. Mais dans ce cas, il convient de se demander quels sont ces autres moyens qui ne rentrent pas dans le cadre de la politesse ? Citons par exemple son antagonisme, à savoir la rudesse**, mais il me semble pas que ce soit le meilleur outil au développement social de l'humain. Il faut donc se tourner vers l'élément neutre ; l'ignorance, qui est d'ailleurs assez souvent le moyen qui est le plus utilisé, et là, contrairement à la rudesse qui peut amener à une régression, va juste faire stagner l'évolution, cela pose d'ailleurs un des grands problèmes (à mon sens en tout cas, si vous préférez mettre la faute sur les américains, libre à vous) de notre monde : nous sommes devenus tellement autonomes que la vie en société n'est de loin plus nécessaire à la survie de l'espèce ; il est possible de ne penser qu'à soi et néanmoins réussir à survivre, ce qui était impensable avant.
Donc en fin de compte, autant la politesse n'est presque rien, car sans elle son dessein peut toujours se poursuivre, autant l'existence humaine n'est rien, car le monde animal s'en remettra si l'humain vient à disparaître, mais quand on voit que la vie et le développement de cette dernière tiennent à un petit rien on en vient à se demander si il vaut vraiment la peine de se poser des questions sur le degré d'existence de telle ou telle chose.
*Si je restreins l'existence de la politesse à l'être humain c'est simplement parce qu'il me semble aberrant qu'elle touche aussi le reste du monde animal (un comportement social est forcément relié à la société qui est humaine) , quoique qu'il est vrai que l'on parle souvent de la société animale, mais cela n'est qu'une tranposition de nos comportements humains sur de pauvres bêtes qui ne demandent rien d'autre que de survivre mais qu'on s'efforce quand même à étudier dans notre référentiel qui ne peut évidemment pas leur correspondre.
**La se pose la question de l'existence de l'opposé de quelque chose qui n'existe pas à laquelle je ne suis pas en mesire de répondre